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Innovations, nouveautés technologiques et évolution des modes de production.

Pb : les nouvelles technologies ont-elles bouleversé les structures économiques et les modes de production ?

I L'effort d'innovation.
Rappel : Les premières révolutions industrielles se sont appuyées sur des innovations majeures comme la machine à vapeur, le moteur à explosion. Depuis 1945, les innovations majeures ont eu lieu dans les domaines du nucléaire, de l'informatique des bio et des nanotechnologies. Pour donner un exemple, en 1946 est mise au point aux Etats-Unis la première machine programmable et entièrement numérique. Il s'agit de l'ENIAC, c'est l'ancêtre des ordinateurs. En 48, la mise au point du transistor est une étape importante dans ce domaine. Enfin, en 1971 apparaît le premier microprocesseur.
Innovation : exploitation a des fins économiques d'une découverte scientifique.
Qui réalise cet effort d'innovation ? Les états et les firmes privées. Par exemple, l'entreprise Thomson consacre 23 % de son chiffre d'affaire à la Recherche-développement. En France, ces efforts sont aussi produits dans le cadre de centres tels que le CEA ( Commissariat à l'énergie Atomique, le CNES ( Centre National d'Études Spatiales), ou l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique).
Remarques :
- On observe d'abord une réduction du temps nécessaire au développement des nouveautés technologiques. Il a fallu 112 ans pour que le principe chimique utile à la photographie soit exploité ( 1727-1839), mais seulement 3 ans furent nécessaires pour le circuit intégré ( 1958-1961).
- Les efforts dans le domaine de la recherche développement sont inégaux : Les E-U consacrent 2.8 % de leur PIB à la recherche développement.
Le Japon 3 % et l'Union européenne 1.8 % . Ce constat est à l'origine d'inquiétudes concernant les capacités économiques futures de l'Europe.


Recherche-développement : recherche destinée à avoir des retombées rapides dans le domaine de la production.


II L'application des nouvelles technologies aux modes de production.
Le Fordisme connaît son apogée dans les années 60.
Mais dans un contexte de crise et de surproduction, le taylorisme et la standardisation trouvent leurs limites. Les habitudes de consommation évoluent également.
Dans les années 70, se développe donc notamment au Japon un nouveau mode de production ayant recours à la robotisation, mettant l'accent sur la qualité et une production déterminée par la demande. C'est le toyotisme.

Le toyotisme applique le principe des cinq zéros c'est-à-dire : Zéro panne , Zéro défaut, Zéro papier, Zéro délai, Zéro stock. Cette gestion et ce mode de production sont rendus possibles par les progrès de l'informatique. Il faut noter que ce mode de production est très sensible en cas de conflit social. En l'absence de stocks importants, il est devenu plus aisé de bloquer l'ensemble d'un processus de production.

Fordisme : rappel : mode de production basé sur la standardisation, la rationalisation de la production ( OST-Taylorisme) et une rémunération destinée à intéresser les salariés et en faire des clients.
Toyotisme : mode de production basé sur l'automatisation, l'intéressement des salariés, le développement de la qualité et une production déterminée par la demande.


Ces méthodes permettent des gains de productivité et rendent possible techniquement la réduction du temps de travail. La France est par exemple l'un des pays où les nombre d'heures de travail par an est le plus faible mais ou la production par heure est la plus élevée.

III Les transformations des structures de l'économie. Doc 1 p 40
On assisterait donc à une troisième révolution industrielle. Cette fois ci, elle serait basée sur l'informatique, les industries motrices seraient l'électronique, la chimie, le nucléaire, l'aéronautique et l'industrie mécanique - en particulier la production de machines-outils. Les énergies majeures seraient l'électricité d'origine thermique ou nucléaire. Mais il faut noter l'importance, de façon concomitante, de la consommation en énergies fossiles. Certains évoquent déjà une nouvelle économie avec le développement de la production de services et des moyens de communication. On peut éventuellement parler de société de communication. D'ailleurs, en 2003, eu lieu le sommet mondial de la société de communication.
Société de communication : société dans laquelle les technologies permettent une circulation de l'information et une communication massives.
Nuances : La crise au début des années 2000 des start up, des entreprises de la nouvelle technologie, d'indicateurs tels que le NASDAC qui aux E-U permet de coter les meilleures entreprises dans ce domaine, a permis de relativiser le poids dans l'économie de ces activités.
Ensuite, on observe de grandes inégalités dans le développement de cette nouvelle économie et des moyens qui lui sont liés. Par exemple, en l'an 2000, les internautes étaient 196 millions aux E-U, 60 en Amérique latine, 221 en Europe et 11 millions en Afrique. Certains ont pu parler de fracture numérique.

Conclusion : il est donc évident que les progrès technologiques ont un impact sur l'évolution des modes de production et des structures économiques mais il convient de nuancer ce constat en évoquant les limites de ces progrès et de leurs applications mais aussi les inégalités qu'ils confortent. On peut enfin se poser la question de savoir quelles sont les conséquences sociales de ces transformations, par exemple, sur la structure de la population active, la qualification des salariés ou même, peut-être, sur le marché de l'emploi.